Accueil
Saison
Effectif
Club Doyen
Supporters
Forums
Médias
Services

Boutiques
Contacts
   
  
 
 

 



Document sans nom
 CHRONIQUE
Le devoir d’y croire

Le 08-04-2009 à 21:27

La saison arrive bientôt à son terme et nous n’aurons jusqu’ici qu’eu le droit de boire le calice jusqu’à la lie. Tout est allé de travers et les motifs de satisfactions sont rares, pour ne pas dire nuls. Mais voilà, on vient de gagner à Monaco, certes sûrement l’équipe la plus triste du championnat, mais Monaco quand même et victoire surtout. Et on se rend compte que nous ne sommes pas si largués. Une chronique sur les croyances et la foi pour montrer que nous aussi, on mérite un jour une belle histoire.


Le foot et surtout ses défaites afférentes enfantent toujours toutes sortes de discours pompeux sensés remobiliser les troupes et donc faire réagir des joueurs qui n’y arrivent plus. On décrète à satiété l’union sacrée, le départ au combat, la guerre sur le pré et que sais-je encore. On dramatise à outrance ce qui n’est pourtant qu’un jeu et que certains voudraient même n’être qu’un spectacle. Et encore je ne dénonce là que les propos guerriers : je vous passe les expressions qui ne veulent rien dire et qui sont revendiqués par leurs auteurs comme des paroles d’évangiles parce qu’elles sont frappées du sceau de la grossièreté. Ça a déjà sincèrement aider quelqu’un à mieux jouer au football de mettre « ses couilles sur le terrain » (Johnny Rothen) ou mieux, adjoindre une table à cette exhibition (Moncef Zerka dernièrement) ou encore se mettre le cul par terre ? Essayez, vous m’en direz des nouvelles. Voilà, tout ça pour dire que je ne crois pas aux vertus du vocabulaire contemporain du football et que ces interventions ne servent juste qu’à alimenter les rubriques Zapping des différentes chaînes du PAF.

D’autres, plus mystiques, sollicitent parfois Dieu. Le pauvre, comme s’il n’avait pas assez de travail comme ça… Au mieux demande-t-on simplement l’aide de son magistère spécialisé ballon rond. Mais même en partant du principe que le Créateur ait réellement pensé à mettre en place une organisation de ce type, que pensez-vous qu’ils feraient ? Si on se limite à la vie courante, croyez-vous vraiment que Dieu ait le temps d’être juste ? À l’heure où un séisme vient de détruire le centre l’Italie, que la crise touche encore et toujours les plus démunis et que le monde s’embrase ici et là, croyez-vous vraiment que Dieu soit toujours juste ? Il a créé le monde à son image et a depuis laissé les hommes se débrouiller avec les ingrédients : il a puni leur arrogance suite à l’édification de la tour de Babel et, les laissant à leur bordel, regarde depuis le navire voguer en décernant les bons et les mauvais points, sans justice aucune. Il accorde selon certaines croyances sa miséricorde à ceux qui ont péché et leur octroie l’accès au Paradis. Pas plus, non, Dieu n’a que faire du football… Enfin il saura, je pense accueillir le HAC et ceux qui l’ont aimé le jour venu. C’est tout ce qu’on peut attendre de Dieu pour cette fin de saison.

On pourrait malgré cette pertinente démonstration montrer que le HAC et Dieu doivent avoir une histoire étroite en commun : comment expliquer notre statut de doyen du football français sinon une intervention divine ? C’est peut-être juste que Dieu s’est fait avoir sur les homonymes : il a baptisé le HAC à l’eau de Seine pensant que celle-ci était celle du repas du Christ et de ses apôtres. On le pardonnera mais on s’étonne moins d’avoir l’impression d’errer dans un profond marécage depuis 137 ans. Il s’est en effet rattrapé et le HAC a depuis eu le temps de voir arriver les pains en tout genre. Qu’est-ce que le but de la montée de 1985 sinon un mini clin d’œil, pour une fois en notre faveur, du Créateur à son doyen ?
Tout cela n’est pas clair, vous me direz : d’accord, le fait est qu’on ne sait plus trop à quel saint se vouer quand il s’agit du HAC et je ne peux vous affirmer avec certitude quelle est la relation exacte du Ciel avec celui-ci.

En tout cas, sur terre, c’est très clair : sûr que beaucoup auraient aimé un autre club pour porter en étendard la paternité du football français : Lyon ou Marseille seraient pour nos médias, instances et consommateurs chéris bien plus légitimes dans cet habit que notre croulant doyen. Dans l’infâme partouze qu’est devenu le championnat de France, pas de place pour ce vieux romantique autre que celle à l’entrée, en-dessous de la lanterne rouge. À sa dulcinée à qui il distribue ses caresses avec toute l’ardeur et la finesse d’un éternel amant, à mi-chemin entre le Rodolphe libertin et le Charles éconduit, ce dans l’intimité d’une alcôve élégante, il ne sait que dire au beau milieu de ce phalanstère d’obsédés, où seul compte le résultat. Aujourd’hui on veut du gras, du lourd, du gros plan et des manifestations arrogantes car plus la vision est crue, plus elle contente le vulgaire. Les sentiments charmants d’un vieux besogneux du discours chevaleresque ne résistent pas à l’épreuve des chiffres et des jouissances forcées. « Tu vas jouir, oui, traînée; t’aimes ça, hein ? » rugit le Lyon dans sa ridicule tentative de se faire enfin aimer et de montrer qu’il est le meilleur. Et comme c’est ce qui plaît, personne pour remettre en cause ce football moderne de peine-à-jouir.
J’imagine l'air dubitatif du président de l’Olympique Lyonnais s’il en vient à lire cela : il ne faut pas m’en vouloir, c’est juste que ça ne vient pas avec vous, je suis désolé. À tout vouloir contrôler, vous négligez les aléas de l’histoire et les rêveurs se refusent donc à vous. Il faudrait quand même que vous compreniez que le football est comme l’amour, il ne s’achète pas, bien que cela soit très contemporain de croire le contraire, je l’admets. Ainsi je n’échangerai pas un seul de mes maintiens pourris avec vos sept titres de champion de France. Le HAC a au moins l’élégance de nous préserver de l’indigestion de titres et de toujours nous laisser espérer un avenir radieux.

En éternel sentimental perturbé, j’ai longtemps lu tous les soirs les lettres d’une fille dont j’étais amoureux, pensant que cette ferveur m’attirerait ses faveurs. Que nenni, je compris plus tard la vanité de cette attitude. Qu’importe après tout, c’était louable ; je regarde aujourd’hui avec la mansuétude de l’adulte que je suis devenu la naïveté de l’adolescent que j’étais. Mais désormais je n’attache aucune superstition à mes dires ou actions: je ne serai ainsi pas de ceux qui voient dans le maintien du Havre AC une chose insensée et une pensée irresponsable ou de ceux qui s’empêchent de le dire dans la crainte que cela n’arrivera pas s’ils le clament.

- « Ça y est, il y croit encore, il est complètement idiot ! », entends-je déjà là-bas.

Oui, ça merci, je le savais déjà. Mais je n’ai jamais pu me résigner. Car j’ai la faiblesse de croire aux sentiments nobles et aux promesses d’amour lors d’un premier regard échangé avec une Napolitaine échouée à Paris. Peut-être serai-je en conséquence toute ma vie tel un Ronsard ignoré ? Qu’importe, on a tous le droit à notre belle histoire. Ou au moins le devoir d’y croire.

Comme je vois comme un devoir de croire que Dieu est bon et qu’un jour, nous vivrons tous en harmonie.

- « Ta quête est vaine, Preux Chevalier. »

Ça merci, je le savais aussi.

Je supporte le Havre AC.


Par Lancelot

 

 
 
   Les brèves...
 
  INFOHAC : Retrouve-nous sur la page Facebook
  PHOTOS : HAC-Grenoble (1-1) | 49 photos HD
  PHOTOS : HAC-TOURS(2-0) | 44 photos HD
  PHOTOS : HAC-NIMES (2-1) | 51 photos HD
  SUPPORTERS : Meilleurs vœux pour 2018
  CONCOURS : ✨ SPÉCIAL NOËL ✨
  PHOTOS : HAC-ORLEANS (1-1) | 35 photos HD
  COUPE DE LA LIGUE : TOURS FC au second tour

  a Toutes les news
Recevez l'actualité du HAC par emailSuivez toute l'actu sur votre mobileIntégrez les news du HAC sur votre blog ou votre navigateur internet
  Prochain match
fond
vs
LE HAVRE - NIMES

Victoire
Match nul
Défaite

25.8 %
24.2 %
50 %


 Le classement

  a Voir le classement complet

La toolbar
 Espace Membres


Pseudo :

Mot de passe :

a Inscrivez-vous !
a_ Mot de passe oublié ?

 Retrouvez-nous sur Facebook

 
 Medias


 

INFOHAC.COM © Copyright 2000- , Tous droits réservés. Mentions légales
Conception et hébergement : Iguanes Web Creations
Nos partenaires : SAjOO.fr, site de paris sportifs | Footiste |